Vous remarquez des taches, des trous ou des feuilles déformées sur vos choux et vous craignez une maladie ? Les photos que l’on trouve en ligne aident, mais encore faut-il savoir quoi regarder pour poser le bon diagnostic. Ce guide vous permet d’identifier les principales maladies des choux à partir de leurs symptômes visuels, puis de choisir les traitements et moyens de prévention les plus adaptés à votre potager.
Comprendre les principales maladies des choux à partir des symptômes visibles

Avant de traiter, il est essentiel de savoir à quelle maladie vous avez affaire, surtout quand elles se ressemblent sur photo. En observant la couleur des taches, la forme des dégâts et la partie de la plante touchée, vous pouvez déjà éliminer plusieurs hypothèses. Cette première partie vous aide à faire ce tri visuel pour gagner du temps et limiter les erreurs de diagnostic.
Comment reconnaître l’hernie du chou sur photos et au potager
L’hernie du chou se repère surtout au niveau des racines, boursouflées et déformées. En surface, vous verrez des plants qui jaunissent, végètent, puis fanent malgré un arrosage correct. Les photos typiques montrent des racines gonflées en forme de massues, un signe quasi spécifique de cette maladie du sol causée par le champignon Plasmodiophora brassicae.
Pour vérifier si vos choux sont touchés, déterrez délicatement un plant suspect. Les racines saines sont blanches et fines, tandis que les racines malades présentent des excroissances volumineuses et irrégulières. Ces galles empêchent la plante d’absorber correctement l’eau et les nutriments, d’où le flétrissement rapide même en sol humide.
Taches foliaires et rouille blanche du chou sont-elles faciles à distinguer
Les taches foliaires se présentent en petites zones rondes ou irrégulières, souvent brunes ou grises, entourées d’un halo plus clair. Elles peuvent être causées par plusieurs champignons comme Alternaria ou Mycosphaerella. La rouille blanche, elle, forme plutôt des petites pustules blanchâtres sous les feuilles, parfois alignées le long des nervures.
Sur photo, regarder l’envers des feuilles et la couleur précise des taches aide beaucoup à les différencier. Les taches foliaires commencent généralement sur les feuilles extérieures et plus âgées, tandis que la rouille blanche peut apparaître sur l’ensemble du feuillage. Les pustules de la rouille blanche éclatent en libérant une poudre blanche caractéristique.
Quand les feuilles de chou jaunissent ou se flétrissent, que regarder d’abord
Un jaunissement diffus peut venir d’un excès d’eau, d’un sol pauvre ou d’une attaque de maladie racinaire. Si les feuilles se flétrissent aux heures chaudes puis reprennent un peu de vigueur le soir, pensez à un problème de racines ou d’hernie. Le mélange de feuilles jaunes, de croissance ralentie et de racines anormales oriente presque toujours vers une maladie plutôt qu’un simple manque d’engrais.
Commencez par vérifier l’humidité du sol à 10 centimètres de profondeur. Si le sol est gorgé d’eau, un problème de drainage est probable. Si au contraire le sol est sec et que l’arrosage ne résout rien, inspectez les racines pour détecter d’éventuelles galles ou pourritures.
Identifier les ravageurs des choux grâce aux dégâts typiques sur les feuilles

De nombreux jardiniers parlent de « maladie des choux » alors que les dégâts viennent d’insectes ou de chenilles. Les photos de trous, de galeries ou de feuilles squelettisées indiquent souvent la présence de ravageurs plus que de champignons. Cette partie vous aide à distinguer rapidement maladies et parasites pour choisir une lutte vraiment efficace.
Feuilles trouées ou grignotées sur chou pommé ou chou kale, que conclure
De larges trous irréguliers évoquent presque toujours les chenilles de piéride du chou ou d’autres lépidoptères. Les bords des trous sont nets, parfois avec des petites crottes vertes ou noires posées sur les feuilles. Sur les photos, l’aspect « dentelé » du limbe est très caractéristique d’un dégât de chenilles plutôt que d’une maladie.
Les chenilles de la piéride du chou sont vertes avec des points noirs et se camouflent facilement sous les feuilles. Celles de la noctuelle du chou sont plutôt brunes et s’attaquent au cœur de la pomme. Un contrôle régulier, notamment sous les feuilles et au centre du plant, permet de les repérer avant qu’elles ne causent trop de dégâts.
Mines, petites galeries et bords blanchis sur feuilles de chou, quels coupables
Des galeries sinueuses et claires dans l’épaisseur de la feuille orientent vers des mouches mineuses. Les bords blanchis, comme décolorés, peuvent aussi venir de petites larves rongeuses ou de stress climatique. En cas de doute, observer au dos des feuilles et autour des nervures aide à repérer les larves responsables.
Les mineuses creusent leurs galeries entre les deux épidermes de la feuille, créant des zones translucides visibles par transparence. Ces dégâts restent souvent superficiels mais peuvent affaiblir les jeunes plants. Les feuilles très atteintes jaunissent puis se dessèchent prématurément.
Comment faire la différence entre limaces, altises et autres nuisibles du chou
Les limaces laissent des gros trous irréguliers et des traces de bave brillante, visibles sur sol nu ou sur les photos rapprochées. Les altises, minuscules coléoptères sauteurs, créent au contraire une multitude de petits trous ronds, comme un tir de plomb à très petite échelle. Repérer ces « signatures » de dégâts vous évite de confondre un problème de ravageur avec une hypothétique maladie fongique.
| Ravageur | Type de dégât | Signe distinctif |
|---|---|---|
| Limaces | Gros trous irréguliers | Traces de bave argentée |
| Altises | Multitude de petits trous ronds | Insectes noirs sauteurs |
| Chenilles | Trous larges, bords nets | Crottes vertes ou noires |
| Pucerons | Feuilles recroquevillées | Colonies grises ou vertes |
Traiter efficacement les maladies des choux avec des méthodes adaptées et raisonnées
Une fois la maladie ou le ravageur identifié, l’objectif est d’agir sans tarder, mais sans traitements inutiles. Certaines maladies nécessitent surtout des mesures culturales, d’autres peuvent être freinées par des produits de biocontrôle ou des fongicides autorisés au potager. Cette partie vous propose une boîte à outils pratique, à adapter selon votre type de chou et votre jardin.
Quels traitements privilégier pour les principales maladies cryptogamiques du chou
Les maladies fongiques légères peuvent souvent être limitées par l’élimination des feuilles très atteintes et une meilleure aération des plants. Selon la réglementation en vigueur, certains produits à base de cuivre ou de soufre peuvent être utilisés avec parcimonie, en respectant scrupuleusement les doses. Un arrosage au pied, sans mouiller le feuillage, reste un complément indispensable pour éviter les réinfections.
Pour les taches foliaires dues à Alternaria, supprimez rapidement les feuilles touchées dès leur apparition. Une pulvérisation de purin de prêle ou de décoction d’ail peut renforcer les défenses naturelles des plantes. Évitez absolument les arrosages par aspersion en fin de journée, car l’humidité nocturne favorise la germination des spores.
Faut-il arracher les choux atteints d’hernie ou de maladies racinaires graves
Pour l’hernie du chou, arracher et détruire les plants atteints est malheureusement la solution la plus sûre. Laisser ces végétaux en place entretient le champignon dans le sol et complique les cultures futures de crucifères. Il est conseillé de ne pas jeter ces restes au compost, afin d’éviter de disperser encore davantage l’agent pathogène.
Brûlez les plants malades ou évacuez-les avec les ordures ménagères. Les spores de Plasmodiophora brassicae peuvent survivre plus de quinze ans dans le sol, rendant toute culture de brassicacées problématique sur cette parcelle. Chaulez légèrement le sol pour remonter le pH au-dessus de 7, ce qui freine le développement du champignon.
Comment gérer durablement les attaques de chenilles, limaces et pucerons sur choux
Les chenilles peuvent être régulées par ramassage manuel, filets anti-insectes et, si nécessaire, par des traitements à base de Bacillus thuringiensis. Contre les limaces, une combinaison de barrières physiques, de pièges et de réduction des abris est souvent plus efficace que les granulés. Pour les pucerons, un jet d’eau ciblé, la présence de coccinelles et des préparations douces (savon noir dilué) donnent de bons résultats.
Installez un voile anti-insectes dès la plantation pour empêcher les papillons de pondre sur vos choux. Ramassez les chenilles tôt le matin quand elles sont moins actives. Pour les limaces, disposez des planchettes au sol qui serviront de refuges, puis récupérez-les chaque matin pour éliminer les indésirables.
Prévenir la maladie des choux au jardin : rotation, variétés et bonnes pratiques
Limiter la maladie des choux passe surtout par la prévention, bien avant l’apparition des premiers symptômes sur les feuilles. En jouant sur la rotation des cultures, le choix de variétés résistantes et quelques gestes simples, vous réduisez fortement les risques d’attaques. Cette dernière partie vous donne des repères concrets pour installer des choux plus robustes et un potager plus résilient.
Comment la rotation des cultures protège vos choux des maladies du sol
Éviter de replanter des choux au même endroit avant trois à quatre ans réduit la pression des maladies telluriques comme l’hernie. Entre deux cultures de crucifères, introduire des familles bien différentes (légumineuses, alliacées, solanacées) aide à casser les cycles des pathogènes. Un sol bien drainé et riche en matière organique favorise aussi des racines plus fortes, donc plus résistantes.
Notez sur un plan de jardin l’emplacement de vos cultures chaque année. Après des choux, plantez par exemple des haricots ou des pois qui enrichiront le sol en azote. L’année suivante, installez des tomates ou des courgettes, puis des oignons ou de l’ail. Cette rotation brise également les cycles de nombreux ravageurs spécifiques des choux.
Choisir des variétés de choux plus tolérantes aux maladies, est-ce vraiment utile
Certaines variétés sont annoncées comme plus tolérantes à l’hernie ou aux principales maladies foliaires, ce qui peut faire une vraie différence sur sols à risque. Cela ne remplace pas les bonnes pratiques, mais offre un « coussin de sécurité » appréciable en années humides ou en parcelles déjà contaminées. Se renseigner auprès de semenciers spécialisés ou de jardiniers locaux permet souvent de repérer les cultivars les plus fiables.
Pour le chou-fleur, les variétés ‘Clapton’ ou ‘Kilaton’ montrent une bonne tolérance à l’hernie. Chez les choux pommés, ‘Kilaxy’ résiste mieux aux maladies foliaires. Ces choix variétaux s’avèrent particulièrement précieux si vous jardinez dans une région humide ou sur un sol déjà infecté par des pathogènes persistants.
Sol, arrosage et densité de plantation, ces détails qui changent tout
Un sol lourd et gorgé d’eau favorise beaucoup de champignons pathogènes, alors qu’un sol structuré et drainant limite ces risques. Un arrosage régulier mais sans excès, combiné à une densité de plantation raisonnable, évite la stagnation d’humidité sur les feuilles. En pratique, espacer un peu plus vos choux et pailler le sol suffit souvent à voir moins de maladies… et de photos inquiétantes à décrypter.
Amendez les sols argileux avec du compost bien mûr et du sable pour améliorer le drainage. Espacez vos choux de 50 à 60 centimètres selon les variétés, plutôt que de serrer les plants. Cette aération naturelle réduit l’humidité ambiante et limite la propagation des spores. Un paillage de 5 centimètres de paille ou de tontes séchées maintient l’humidité du sol tout en évitant les éclaboussures de terre porteuses de champignons.
Reconnaître les maladies des choux grâce aux photos et aux symptômes visibles vous permet d’intervenir rapidement et efficacement. En combinant observation attentive, gestes préventifs et traitements ciblés, vous gardez des choux sains sans multiplier les produits. La rotation des cultures, le choix de variétés adaptées et une bonne gestion du sol restent vos meilleurs alliés pour un potager productif et résilient face aux maladies.
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