Vous cherchez un schéma de VMC double flux clair pour bien comprendre le câblage et le raccordement de votre installation ? Ce système de ventilation, qui récupère jusqu’à 90 % de la chaleur de l’air extrait, nécessite une installation rigoureuse pour tenir ses promesses énergétiques. Du schéma électrique aux réseaux aérauliques, en passant par le positionnement des bouches, chaque détail compte. Que vous interveniez sur une maison neuve ou en rénovation, maîtriser les principes de base vous permettra de valider ou de concevoir votre propre schéma en toute sérénité, tout en évitant les erreurs coûteuses.
Comprendre le fonctionnement d’une VMC double flux avant de suivre un schéma

Avant de vous plonger dans un schéma de VMC double flux, il est essentiel de visualiser comment l’air circule, où se situent les bouches et comment fonctionne l’échangeur. Cette compréhension initiale vous évite des erreurs de conception difficiles à rattraper ensuite, comme inverser les gaines d’insufflation et d’extraction ou mal dimensionner les réseaux. Les schémas électriques et de gaines prennent alors tout leur sens.
Comment circule l’air dans une VMC double flux et quels éléments la composent
Le principe d’une VMC double flux repose sur deux flux d’air séparés qui ne se mélangent jamais. L’air vicié est extrait des pièces humides (cuisine, salle de bains, WC) puis traverse un échangeur thermique situé dans le caisson. Pendant ce temps, l’air neuf extérieur passe lui aussi dans cet échangeur, où il récupère entre 70 et 95 % de la chaleur de l’air sortant, selon le rendement de l’appareil. L’air neuf, désormais préchauffé et filtré, est ensuite insufflé dans les pièces de vie et les chambres.
Le schéma aéraulique de base comporte donc plusieurs éléments indispensables : le caisson double flux avec son échangeur et ses deux ventilateurs, les réseaux de gaines d’extraction et d’insufflation, les bouches d’extraction et d’insufflation, ainsi que les prises d’air extérieur et la bouche de rejet. Bien comprendre ce circuit vous aide à positionner proprement les gaines et à limiter les pertes de charge, qui diminuent le débit et augmentent le bruit.
Les différences de schéma entre VMC simple flux et VMC double flux
Une VMC simple flux ne gère que l’extraction de l’air vicié, avec des entrées d’air passives en façade ou sur les menuiseries. Le schéma reste donc relativement simple : un réseau de gaines d’extraction relié à un groupe d’extraction unique. À l’inverse, une VMC double flux ajoute un réseau complet d’insufflation, un échangeur thermique, des filtres pour l’air neuf et souvent un by-pass pour l’été.
Cette différence structurelle impacte directement le schéma électrique. Là où une simple flux se contente d’un câble d’alimentation et éventuellement d’une commande deux vitesses, la double flux intègre fréquemment un module de régulation, plusieurs vitesses programmables, des sondes hygrométriques ou CO₂, voire une interface domotique. Le schéma devient plus riche, mais aussi plus exigeant en termes de câblage et de raccordement.
Pourquoi le schéma d’implantation influe sur les performances énergétiques
Un schéma d’implantation mal pensé peut annuler une grande partie des gains énergétiques promis par la VMC double flux. Une longueur excessive des gaines, trop de coudes serrés ou un mauvais équilibrage entre insufflation et extraction créent des pertes de charge importantes. Le rendement de l’échangeur chute, les ventilateurs consomment davantage et le bruit se propage dans les pièces de vie.
Concrètement, un coude à 90° mal placé peut générer une perte de débit de 10 à 20 %, obligeant le système à forcer pour maintenir le débit souhaité. De même, si les bouches d’insufflation sont trop éloignées du caisson ou mal réparties, certaines pièces reçoivent un air insuffisant tandis que d’autres subissent un courant d’air désagréable. En anticipant ces contraintes dès le schéma, vous optimisez le rendement de l’échangeur et le confort acoustique.
Schéma de principe d’une VMC double flux dans une maison individuelle

Une fois le fonctionnement compris, il est temps de traduire ces principes en schéma concret pour une maison. Cette partie détaille un schéma type de VMC double flux, du caisson aux bouches, que vous pourrez adapter à votre configuration. L’objectif est que vous puissiez lire, vérifier ou dessiner un schéma d’installation cohérent, en respectant les règles de répartition et de dimensionnement.
Répartition des bouches d’extraction et d’insufflation par pièce de la maison
Dans un schéma de VMC double flux, les bouches d’extraction se situent dans les pièces humides : cuisine, salle de bains, WC et buanderie. Ces pièces produisent l’essentiel de l’humidité et des polluants domestiques. Les débits d’extraction réglementaires varient selon la pièce : comptez généralement 90 m³/h pour une cuisine, 30 m³/h pour une salle de bains et 15 m³/h pour des WC, selon la réglementation en vigueur.
Les bouches d’insufflation se placent dans les pièces de vie et les chambres, pour amener un air filtré et préchauffé. Cette répartition crée un balayage d’air logique : l’air neuf entre dans les chambres, traverse le couloir, passe sous les portes (détalonnage de 2 cm) puis rejoint les pièces humides avant d’être extrait. Respecter ce principe sur le plan évite les zones mortes sans renouvellement d’air et assure un confort optimal.
Comment dessiner le cheminement des gaines pour limiter pertes et nuisances
Le schéma de gaines doit viser des parcours les plus directs possibles entre caisson et bouches, avec un minimum de coudes serrés. Il est conseillé de distinguer visuellement les réseaux d’extraction et d’insufflation, par exemple en utilisant des couleurs différentes (rouge pour extraction, bleu pour insufflation), pour éviter les inversions sur chantier. Les gaines souples annelées, bien que pratiques, génèrent davantage de pertes de charge que les gaines rigides lisses ; privilégiez ces dernières sur les tronçons principaux.
Prévoyez aussi l’emplacement des silencieux ou plénums acoustiques pour réduire le bruit transmis aux pièces de vie. Un caisson installé dans les combles au-dessus d’une chambre nécessite souvent un silencieux sur la gaine d’insufflation pour ne pas déranger le sommeil. Enfin, pensez à dessiner les trappes de visite pour l’entretien des filtres et du caisson : un schéma complet indique ces points d’accès dès la conception.
Intégrer les prises d’air extérieur et le rejet d’air dans le schéma global
Les prises d’air extérieur et les sorties de rejet figurent en façade ou en toiture sur le schéma de VMC double flux. Elles doivent être suffisamment éloignées l’une de l’autre, idéalement à plus de 1,5 mètre en horizontal ou vertical, pour éviter toute recirculation d’air vicié. Une prise d’air placée trop près du rejet aspirerait l’air sortant, encore chargé d’humidité et de polluants, annulant l’intérêt du système.
N’oubliez pas de tenir compte des contraintes architecturales et des risques de prise d’air pollué : évitez de positionner l’entrée d’air à proximité d’un parking, d’une route très passante ou d’une hotte de cuisine voisine. Sur le schéma, matérialisez ces prises par des symboles clairs et indiquez leur hauteur par rapport au sol. Une prise d’air posée à moins de 1,80 mètre peut aspirer des poussières ou être obstruée par la végétation.
Schéma électrique d’une VMC double flux et raccordement au tableau
Le schéma électrique d’une VMC double flux est moins intimidant qu’il n’y paraît, à condition de respecter quelques règles simples. Vous verrez ici comment alimenter le caisson, raccorder les vitesses, la commande murale ou les sondes, selon les cas les plus courants. L’idée est de sécuriser votre installation tout en gardant le contrôle sur le pilotage de la ventilation.
Quel câblage prévoir pour alimenter une VMC double flux en toute sécurité
Le caisson de VMC double flux est généralement alimenté en 230 V monophasé via un circuit dédié, protégé par un disjoncteur adapté au courant absorbé par l’appareil. Pour la plupart des modèles domestiques, un disjoncteur 10 A ou 16 A suffit. Le schéma de câblage précise le type de câble (généralement 3G1,5 mm² ou 3G2,5 mm² selon la distance et la puissance), la section minimale et le raccordement au tableau électrique.
| Élément | Caractéristiques |
|---|---|
| Protection différentielle | 30 mA type A ou AC |
| Disjoncteur | 10 A à 16 A selon puissance |
| Section de câble | 1,5 mm² ou 2,5 mm² |
| Type de câble | 3G (phase, neutre, terre) |
Veillez à respecter la notice du fabricant et les normes NF C 15-100 pour la protection différentielle et la mise à la terre. Le caisson métallique doit impérativement être relié à la terre pour éviter tout risque d’électrocution en cas de défaut d’isolation.
Schéma de commande des vitesses, by-pass et modes de fonctionnement
Selon le modèle, la VMC double flux peut proposer plusieurs vitesses (petite, moyenne, grande), un mode boost cuisine ou un by-pass été pour rafraîchir sans passer par l’échangeur. Le schéma électrique intègre alors les fils de commande vers un boîtier mural, un interrupteur, voire une interface domotique. Ces liaisons sont généralement en basse tension (12 V ou 24 V) ou en contact sec, selon le fabricant.
Il est important d’identifier clairement chaque borne et chaque fil pour ne pas inverser les fonctions ou bloquer le by-pass. Par exemple, une borne marquée « BP boost » attend un contact momentané (bouton poussoir), tandis qu’une borne « vitesse 2 » attend un contact permanent (interrupteur). Le schéma électrique fourni par le constructeur précise ces détails : conservez-le précieusement et annotez-le si nécessaire lors de l’installation.
Comment intégrer sondes hygrométriques ou CO₂ dans le schéma électrique global
Certains systèmes de VMC double flux se pilotent automatiquement grâce à des sondes d’humidité ou de CO₂. Le schéma électrique détaille alors les liaisons basses tensions ou bus de communication (RS485, Modbus, KNX) entre sondes, caisson et éventuel module de régulation. Ces sondes mesurent la qualité de l’air en temps réel et adaptent le débit de ventilation aux besoins réels, sans intervention manuelle.
Cette automatisation permet d’éviter une surconsommation électrique inutile : le système ne force qu’en cas de pic d’humidité ou de présence importante, puis revient en petite vitesse le reste du temps. Sur le schéma, prévoyez l’emplacement des sondes (généralement une dans le séjour, une dans la salle de bains) et vérifiez que la longueur de câble disponible permet le raccordement sans tension excessive. Une sonde mal placée ou mal câblée fausse la régulation et dégrade les performances globales.
Adapter le schéma de VMC double flux à la rénovation et aux contraintes réelles
Sur le terrain, le schéma « idéal » doit souvent composer avec l’existant : combles encombrés, plafond bas, murs porteurs ou isolation déjà achevée. Cette dernière partie vous aide à ajuster le schéma de VMC double flux pour une rénovation, sans perdre en qualité de ventilation ni en confort. Vous verrez aussi quand il est préférable de consulter un professionnel qualifié.
Comment adapter un schéma de VMC double flux dans une maison en rénovation
En rénovation, le schéma VMC doit s’adapter aux volumes disponibles, aux faux plafonds et aux passages de gaines possibles. Il est parfois nécessaire de réduire le nombre de bouches ou de modifier leur position tout en conservant un bon balayage d’air. Par exemple, si vous ne pouvez pas passer de gaines dans un couloir central, vous installerez des bouches d’insufflation dans chaque chambre et ferez transiter l’air par détalonnage de porte jusqu’aux pièces humides.
Un relevé précis du bâti existant vous évitera les surprises au moment de la pose. Mesurez la hauteur sous plafond, repérez les poutres ou fermettes de charpente, identifiez les cloisons porteuses. Si les combles sont trop bas pour installer le caisson, envisagez un emplacement alternatif comme un cellier, un garage attenant ou même un placard technique dédié. L’important est de préserver l’accessibilité pour l’entretien (changement de filtres tous les 6 mois environ).
Faut-il modifier le schéma type pour une VMC double flux thermodynamique
Une VMC double flux thermodynamique ajoute une pompe à chaleur au schéma classique, pour chauffer ou rafraîchir l’air insufflé. Le schéma de principe doit alors intégrer l’unité thermodynamique, ses liaisons frigorifiques (si elle est séparée du caisson) et son alimentation électrique spécifique. Cette complexité supplémentaire implique souvent un circuit électrique dédié plus puissant (20 A à 32 A) et un emplacement permettant l’évacuation des condensats.
Cette solution combine ventilation et chauffage, réduisant le besoin d’un chauffage d’appoint dans les régions au climat doux. Toutefois, le dimensionnement devient plus délicat : il faut calculer les besoins thermiques, vérifier la compatibilité avec l’installation existante et respecter les règles de pose des fluides frigorigènes. Cette complexité justifie souvent l’intervention d’un bureau d’études ou d’un installateur agréé, qui certifiera le schéma et garantira les performances annoncées.
Quand faire valider son schéma de VMC double flux par un professionnel
Dès que l’installation devient complexe ou que vous hésitez sur le dimensionnement, la validation par un professionnel est vivement recommandée. Un chauffagiste qualifié, un électricien ou un bureau d’études spécialisé peut vérifier vos schémas et corriger les points faibles : pertes de charge excessives, équilibrage insuffisant, câblage non conforme ou risque acoustique. Cette étape coûte généralement entre 300 et 800 euros, parfois moins cher que de corriger après coup une installation bruyante, peu efficace ou non conforme.
Faire valider votre schéma présente aussi des avantages pour les aides financières : certaines subventions (MaPrimeRénov’, CEE) exigent l’intervention d’un professionnel RGE pour garantir la qualité de l’installation. Même si vous réalisez vous-même une partie des travaux, une validation en amont sécurise votre projet et vous évite les mauvaises surprises lors de la mise en service. N’hésitez pas à solliciter plusieurs avis si votre configuration sort de l’ordinaire.
Maîtriser le schéma de VMC double flux, c’est s’assurer que votre installation tient ses promesses énergétiques et acoustiques. Du plan aéraulique au câblage électrique, chaque détail compte pour optimiser le rendement de l’échangeur et le confort de votre logement. Que vous interveniez sur une maison neuve ou en rénovation, prenez le temps de dessiner, vérifier et, si nécessaire, faire valider votre schéma par un professionnel. C’est l’investissement le plus rentable pour profiter pleinement d’un air sain, préchauffé et silencieux, tout en réduisant vos factures de chauffage.
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